
Assafir 24
L’affaire Mehdi Hijaouy connaît un nouveau rebondissement après la publication d’un communiqué de son ex-épouse, Sara, qui réfute catégoriquement les informations relayées en son nom par les avocats français William Bourdon et Vincent Brengarth. Dans ce texte, elle affirme n’avoir jamais déposé de plainte auprès de la police parisienne pour des faits de surveillance ou de filature, contredisant ainsi l’un des principaux arguments avancés par la défense.
Le 16 juillet 2026, les deux avocats avaient publié un communiqué dans lequel ils soutenaient que Mehdi Hijaouy faisait l’objet d’une campagne de déstabilisation, évoquant notamment des procédures judiciaires, des publications dans la presse française et des investigations journalistiques internationales. Ils affirmaient également qu’un signalement avait été effectué auprès du commissariat du 7ᵉ arrondissement de Paris après que l’ex-épouse de leur client aurait été suivie par des personnes supposément liées aux autorités marocaines.
Dans sa mise au point, Sara dément formellement cette version des faits. Elle indique n’avoir jamais saisi les services de police français pour dénoncer une quelconque surveillance et qualifie les informations diffusées à son sujet d’« allégations mensongères ».
Elle précise également qu’elle n’a jamais eu connaissance de la nature des activités exercées par son ex-mari et rappelle qu’elle a définitivement rompu tout lien avec lui depuis leur divorce.
S’agissant des enregistrements audio attribués à Mehdi Hijaouy et diffusés ces dernières semaines, Sara affirme qu’elle n’y est liée « ni de près ni de loin », rejetant toute implication dans leur diffusion ou leur contenu.
Dans son communiqué, elle réaffirme enfin son attachement au Maroc, à ses institutions et à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, soulignant qu’elle n’a jamais entrepris et n’entend entreprendre aucune démarche susceptible de porter atteinte à l’image ou aux intérêts de son pays.
Ce démenti public intervient alors que Mehdi Hijaouy fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités marocaines dans le cadre d’une procédure judiciaire. La prise de position de son ex-épouse apporte ainsi un nouvel élément au dossier, en contestant explicitement plusieurs affirmations avancées dans la communication de sa défense.



