في الواجهة

Dans un monde de plus en plus multipolaire, MBS invite Zelensky et Assad au Sommet de la Ligue Arabe

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Assafir24 – Nizar Ghennem

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a participé vendredi à un sommet de la Ligue arabe en Arabie saoudite pour solliciter le soutien de son peuple, tandis que le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman (MBS) s’est dit prêt à servir de médiateur dans la guerre entre Moscou et Kiev.

Lors du sommet de Djeddah, les dirigeants arabes ont également accueilli chaleureusement le Président Syrien Bachar el-Assad. Celui-ci a reçu un soutien important de la Russie dans la guerre civile qui déchire son pays, après une décennie d’isolement car considéré comme un dictateur sanguinaire.

« Nous réaffirmons que le Royaume est prêt à poursuivre ses efforts de médiation entre la Russie et l’Ukraine et à soutenir tous les efforts internationaux visant à résoudre la crise politiquement de manière à contribuer à la sécurité », a déclaré le prince héritier saoudien dans son discours d’ouverture.

Zelensky, qui devait également assister à un sommet des dirigeants du G7 dans la ville japonaise d’Hiroshima ce week-end, a remercié l’Arabie saoudite pour son aide passée et a indiqué que les délégués recevraient chacun le texte de son plan de paix en dix points. Il leur a demandé de travailler avec l’Ukraine directement, sans intermédiaire.

Les États du Golfe se sont efforcés de rester neutres dans le conflit ukrainien, malgré les pressions exercées par l’Occident sur les producteurs de pétrole du Golfe pour qu’ils contribuent à isoler la Russie, membre de l’OPEP+.

Quant à Assad, sa ré-entrée progressive dans la scène internationale fait grincer des dents. Le retour controversé de son gouvernement intervient alors que les États arabes cherchent à réduire le commerce florissant de Captagon, une amphétamine très addictive connue sous le nom de « cocaïne du pauvre ».

Les États arabes souhaitent que le régime Assad prenne ses distances avec l’Iran, son allié de longue date, ainsi qu’avec la Russie. Mais surtout, ils pressent la Syrie de trancher le nœud gordien de son florissant commerce de Captagon, qui a transformé le pays en un véritable narco-État.

Selon le New Lines Institute, le Captagon a généré 5,7 milliards de dollars en 2021. L’AFP, quant à elle, évalue ce commerce à plus de 10 milliards de dollars.

En effet, le trafic de Captagon constitue une bouée de sauvetage économique pour le régime Assad.  L’économie syrienne est aux prises avec les sanctions occidentales imposées lors du déclenchement de la guerre civile en 2011.

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